VERS UN NOUVEAU MODEL DE CROISSANCE INCLUSIVE

Nous voudrions partager un résumé succinct de conversations sur les contradictions de la finance, tout en référent à la Mission Pauvreté: quatre ans après la publication du document des Nations Unis pour le développement durable, il est faisable entamer une conversation sur l’impact des nouvelles règles du jeu de la finance. https://www.un.org/sustainabledevelopment/fr/objectifs-de-developpement-durable/,

Sur papier, les Parties Prenantes de la Finance (Banque Mondiale-CGAP, Basel III et d’autres) – ont introduit des changements remarquables (2015-2016) pour éliminer la pauvreté sous toutes ses formes d’ici à 2030 « UN 2030 Agenda » http://www.un.org. Basel III ( http://www.bis.org, ), CGAP (http://www.cgap.org/publications/new-funder-guidelines-market-systems-approach-financial-inclusion), and CSFI Banana Skins (http://www.aboutmicrofinance.com/wp-content/uploads/2016/07/Banana+Skins_07-16_v8.pdf ).

A présent, la question est de savoir s’ils ont commencé du bon pied pour rendre possible la Mission Pauvreté avec des interventions soutenables. D’après les premiers analyses, les résultats n’ont pas été encourageants.

Il est à noter que malgré les progrès réalisés, il y a des faits quotidiennement constatés dans les rues des grandes villes, qui sont occupées par un nombre croissant de sans-abri et de mendiants, ce qui montre que quelque chose ne va pas dans la bonne direction dans capitalisme financier. Sans parler des situations dans les régions en développement enregistrant des migrations massives et des inégalités grandissantes.

Quelques données. Il a été estimé que les actifs liquides, à savoir les fonds disponibles à la recherche d’off-shore lucratives, devraient représenter beaucoup plus (10 fois?) du produit intérieur brut (PIB) mondial, c’est-à-dire la valeur de tous les biens produits et services par 188 Pays, pour un montant de 80 683 787 millions de dollars. En outre, il a été estimé qu’au cours des dix dernières années, 3 milliards de de US $ ont été réinvestis dans des activités financières; autrement dit, les capitalistes ont maximisé la valeur de leurs actions. Quoi dire des banque Européennes qui, au lieu de financer l’économie, gardent les actives liquides auprès de la BCE et paye 0,5%! 

La contradiction des données ci-dessus réside dans le fait qu’il existe une demande énorme de la part des citoyens qui supplient de meilleures conditions de vie et des professionnels et entrepreneurs ayant besoin de capitaux pour démarrer des activités nouvelles et pour la croissance des entreprises existantes. Les paradoxes dont on a dit tantôt, se sont cumulées avec l’aversion au risque des capitalistes, surtout Africaines.

«Après dix ans de défaut de Lehman Brothers, le système financier a peu changé» (C. Lagarde, ancienne directrice du Fonds Monétaire International).  D’après la Banque Mondiale “African investors remain risk-averse” and …. the funding requests lack speaking the language required for investment” https://ascaniograziosi.net/2018/05/28/the-digital-economy-in-africa-could-be-a-gamble-because-investments-matter/ . La situation est bien connue aux entrepreneurs africaines (Tony Elumelu, Africapitalism) (https://www.linkedin.com/pulse/africapitalism-creating-shared-value-community-based-economy-ascanio/).

Dernièrement, l’insatisfaction suscitée par les situations susmentionnées a trouvé des écho auprès des Parties Prenantes et des discussions sont en cours: réunions annuelles du Groupe de la Banque mondiale (octobre 2018) et  le document de la Commission européenne (Appel de la Commission Européenne https://ec.europa.eu/commission/sites/beta-political/files/soteu2018-investment-outside-eu-communication-644_en_0.pdf).

Pour inverser la situation, dans certains entourages il a été avancé l’idée de modifier les règles du jeu de la finance.

Nous sommes d’accord sur les actions multilatérales et sur “les conséquences du non-investissement affecteront tout le monde“, comme a indiqué le rapport susmentionné de l’ONU, mais nous ne partagerons pas l’idée “revisiter l’architecture financière mondiale” et de “remodeler à la fois les niveaux national et international du système financier … . .

A ce sujet il n’est pas question de nouveaux changements, mais s’interroger sur le véritable sens de l’inclusion financière, qui n’est pas le but, mais un moyen pour atteindre le développement inclusif, la durabilité étant le noyau central des investissements.

A notre avis, les Parties Prenantes ont changé les règles du jeu de la finance mais ils n’ont pas mis à jour la “boîte à outils” pour les atteindre. Donc, à l’Établissement Financier reviens le devoir de donner l’exemple.

Pour atteindre les objectifs, le comportement et l’approche basés sur l’expérience et la compétence (boîte à outils) doivent être actualisés à la lumière des nouvelles conditions du marché. En présence d’une aversion au risque, il faudrait en connaître les causes, agir en conséquence et partager le processus décisionnel avec les investisseurs: ce n’est pas facile, mais des options existent.

Il faut reconsidérer la pauvreté en termes de croissance durable et transformation des économies. Le défi est colossal car il ne s’agit pas seulement d’aider ceux qui n’ont rien mais ceux qui nécessite de plus, les uns et les autres n’étant pas encore bien intégrés dans les communautés dont ils font partie: les pauvres n’étant pas seulement ceux qui vivent dans l’émergence (laissez pour compte) mais aussi ceux qui ont davantage besoin d’être mieux intégrés. La question est donc celle de dessiner un nouveau modèle d’intervention pour encadrer les actions de terrain dans le cadre logique déjà esquissé : lutte à la pauvreté, croissance durable, partenariat, développement inclusif.

Pour concrétiser les objectifs du développement durable, il est question de :
a) Réviser la boîte à outils pour atteindre les objectifs fixés,
b)   Avoir les investisseurs nationaux engagés dans leurs communautés ;
c) Atténuer le rôle dominant de la composante financière dans l’économie,
d)   Établir un véritable partenariat avec le secteur privé
e)    Faire face à l’aversion au risque des capitalistes.

FINANCE BOUTIQUE a mis au point un Modèle de financement du développement visant à atténuer la pauvreté par la création d’emplois et la croissance des entreprises : “Inclusive Growth via business approach” https://ascaniograziosi.net/2019/05/05/inclusive-growth-via-business-approach-2/ .

D’après nous, il faut PASSER DE L’ÉCONOMIE BASEÉ SUR LE CRÉDIT À L’ÉCONOMIE BASEÉ SUR LA COMMUNAUTE, comme nous l’avons écrit depuis 2016 et récemment https://ascaniograziosi.net/2019/07/17/national-investors-setting-up-a-country-development-scheme/. En pratique, il faut passer du Capitalismes des Actionnaires au Capitalisme des Autres Parties Prenantes (from Shareholder Capitalism to Stakeholders Capitalism, to get Better Capitalism), comme récemment le passage a été défini https://www.lemonde.fr/idees/article/2019/08/26/il-est-temps-que-les-chefs-d-entreprise-changent-radicalement-de-paradigme_5502888_3232.html?

Les Exécutives des banques aussi doivent adapter une nouvelle approche au marché

Conclusion: la mission de lutte contre la pauvreté peut être possible si deux conditions sont remplies: A) Les actionnaires partagent avec les autres Parties Prenantes les décisions stratégiques; B) Capitalistes & Entrepreneurs décident de créer des Fonds Nationaux de Développement.

D’après vous, il y a d’autres options ?

Autore: graziosiascanio

I am doctor in Economics. I am based in London (+44 7943286549) and Rome (+39 3273211887). I do have a banking background and specialization in Microfinance, Project Management-Monitoring-Evaluation, Risk Fund. I have accumulated more than 30 years of experience in 28 Countries and collaborated with the major international development organizations such as World Bank Group, Ministry of Foreign Affairs-Italian Co-operation, European Union, Danish Cooperation, FAO, UNDP and Others in East Europe, Caribbean, Central Asia and Africa.
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